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La France test les voyageurs de 16 pays contre le Covid-19

La France test les voyageurs de 16 pays contre le Covid-19

Les voyageurs entrant en France en provenance de 16 pays où le coronavirus circule largement doivent désormais se soumettre à des tests de dépistage du virus à leur arrivée dans les aéroports et les ports français.

Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé le mois dernier que les tests seraient obligatoires à partir du 1er août pour les passagers que la France autorise à entrer à partir d’une liste de pays agréés, à moins qu’ils ne présentent la preuve d’un test négatif effectué dans les 72 heures suivant leur départ.

Ceux qui seront testés positifs en France à partir du 1/08 devront être mis en quarantaine pendant 14 jours.

 

La France n’autorise pas les voyages généraux à destination et en provenance des 16 pays, dont les États-Unis et le Brésil. L’obligation de test ne s’applique donc qu’aux personnes entrant dans des circonstances limitées : Les citoyens français qui vivent dans ces pays ou les citoyens de ces pays ayant une résidence établie en France.

Un passagé qui a été testé à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle après être arrivé de Sofia en Bulgarie a reconnu ne pas avoir aimé l’expérience.

« C’est très rapide, mais je dois dire que ce n’est pas très agréable », a-t-il déclaré. « Mais nous devons le faire ».

Une autre passagère,  testée après avoir atterri à l’aéroport CDG de Paris, a déclaré qu’elle pensait que la nouvelle politique avait du sens.

« C’est vraiment nécessaire, et je suis heureux qu’en France, il soit possible de le faire ici. C’est très pratique », a-t-elle déclaré.

Les autorités sanitaires françaises affirment que le nombre de cas quotidiens confirmés de COVID-19 a augmenté en France au cours des dernières semaines. Le gouvernement a déjà rendu le port du masque obligatoire dans tous les espaces publics intérieurs.

La France a connu plus de 225 000 infections confirmées et plus de 30 200 décès liés au virus, mais les experts affirment que tous les chiffres de la pandémie sont trop faibles pour diverses raisons, notamment le nombre limité de tests et les cas manqués.

Le gouvernement français a jusqu’à présent exclu d’imposer un nouveau blocage national après celui qui a paralysé le pays pendant près de deux mois entre mars et mai.

Une recrudescence de cas de coronavirus secoue la France après un été tranquille

La crise du Covid-19 a fait volé en éclat la normalité cette année. La France a mis un frein à ses habitudes sociales en imposant un verrouillage sévère pour tenter de contrôler la pandémie. En quelques mois et à temps pour sauver quelques vacances d’été, le pays a trouvé un meilleur moyen que beaucoup d’autres de surmonter la peur.

Au début, les déplacements personnels étaient limités à moins d’un kilomètre et uniquement pour les besoins essentiels. Les limites de voyage se sont assouplies lorsque les infections ont sensiblement diminué et lorsque la plupart des citoyens ont semblé considérer le COVID-19 comme un ennemi résistant.

La France est loin d’être parfaite, bien sûr. Plus de 30 000 personnes sont mortes jusqu’à présent du virus – le septième taux le plus élevé au monde – et il y a eu d’effroyables poussées d’infection alors que les vacanciers se rendaient à la plage. Le gouvernement a averti qu’il était sur ses gardes pour éviter tout signe de résurgence, et les observateurs internationaux disent que la question est de savoir quand, et non pas si, la pandémie va reprendre.

 

paris en temps de Covid-19

L’été s’était annoncé initiallement comme prometteur

À la mi-juillet, alors que des foyers se sont déclarés dans le sud et le nord-ouest de la France, le masquage obligatoire a été étendu. Toute personne entrant dans un magasin dans n’importe quelle partie du pays est tenue de se couvrir, du nez au menton, et les railleurs peuvent être condamnés à une amende de 135 euros (environ 150 dollars). Les dirigeants français ont attiré l’attention sur les nouveaux foyers de contagion et ont invité les français à jouer leur rôle dans la lutte contre le virus, en redoublant d’efforts de distanciation sociale.

Pourtant, la France – et notamment Paris, un pilier de l’économie touristique du pays – est sortie de sa première attaque de coronavirus visiblement confiante. Les galeries sont ouvertes, les pistes cyclables animées et les restaurants maintiennent les clients à distance sociale, mais de façon très sociale.

La ville a fait germer des désinfectants pour les mains aux arrêts de bus et de métro. Des affiches dans les rues encouragent le lavage des mains. Des masques sont exigés – et surtout portés – par toute personne qui entre dans une station de métro. Les barmans portent des masques, tout comme les serveurs et les chefs cuisiniers. Il y a des incidents de surpeuplement le week-end, mais les actes de belligérance sont rares.